La gestion des parties prenantes de vos projets : processus et bonnes pratiques
D’après vous, quels sont les ingrédients essentiels à la réussite d’un projet ? Lorsqu’on interroge les professionnels du domaine, leurs réponses concordent. Tous citent des méthodologies et processus clairs, un périmètre bien défini et des dates de livraison concrètes.
Alors, comment expliquer que de si nombreuses initiatives subissent des retards ou des échecs ? La réponse se trouve souvent non dans l’exécution technique, mais dans la gestion des équipes et de leurs attentes. Après tout, c’est grâce à elles que vos projets prennent vie et progressent.
Dans cet article, nous explorerons en détail la gestion des parties prenantes d’un projet. Vous comprendrez ainsi son importance dans la gestion de vos portefeuilles. Surtout, vous verrez comment ce processus peut faire la différence entre la réussite et l’échec de vos initiatives.
Qu’est-ce que la gestion des parties prenantes d’un projet ?
La gestion des parties prenantes désigne le processus d’identification, d’analyse et d’implication des parties prenantes d’un projet. Elle porte sur l’ensemble des personnes et des groupes concernés ou affectés par une initiative.
Sa finalité : veiller à ce que les parties prenantes se sentent entendues, respectées et impliquées tout au long du projet. Pour l’atteindre, il ne suffit pas de lister les parties prenantes auxquelles vous devrez adresser des mises à jour périodiques. Vous devez en réalité :
- comprendre leurs attentes,
- anticiper leurs préoccupations,
- nouer de bonnes relations avec elles pour servir les objectifs de vos projets.
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Comme vous le verrez dans cet article, la gestion des parties prenantes d’un projet exige une approche structurée. D’une part, vous avez besoin d’outils adéquats : cartographie des parties prenantes, modèles de hiérarchisation et plans de communication. D’autre part, vous devez favoriser un style de gestion plus axé sur l’humain : collaboration, confiance et transparence. Ces deux aspects s’avèrent indispensables à une gestion des parties prenantes efficace qui stimule la réussite de vos projets.
Types de parties prenantes en gestion de projet
La gestion de projet fait intervenir de nombreuses parties prenantes dont vous devez tenir compte. Mais attention : toutes ne recherchent pas le même niveau d’implication, que ce soit par nécessité ou par envie.
Vous devez donc comprendre qui elles sont, de quoi elles ont besoin et quelle influence elles exercent. Vous pourrez ainsi concevoir une stratégie pour les impliquer activement en évitant les angles morts et les conflits onéreux.
Passons en revue les deux grandes catégories de parties prenantes, qui peuvent être internes ou externes.
Parties prenantes internes d’un projet
Les parties prenantes internes sont des membres de votre organisation directement impliqués dans le projet. En général, elles ont accès à des informations, disposent de pouvoirs décisionnels et peuvent influencer les ressources. En voici quelques exemples.
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Partie prenante
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Description
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|---|---|
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Promoteurs de projet |
Assurent le financement et l’orientation stratégique à haut niveau |
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Veillent à l’alignement sur les objectifs de votre société |
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Assument la responsabilité des dates butoirs, livrables et résultats des projets |
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Membres de l’équipe projet |
Se chargent directement de l’exécution des tâches quotidiennes |
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Responsables de département ou cadres fonctionnels |
Sont concernés lorsque les projets affectent leurs équipes ou workflows |
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Conseil d’administration |
Supervise la gouvernance et veille à ce que les projets soutiennent les objectifs à long terme |
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Employés |
Sont d’autant plus concernés lorsque l’issue d’un projet est susceptible de modifier leur rôle |
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Actionnaires ou investisseurs internes |
S’intéressent au retour sur investissement (ROI) et aux performances financières des projets |
Parties prenantes externes d’un projet
À l’inverse, les parties prenantes externes regroupent les personnes ou groupes extérieurs à votre entreprise. Par conséquent, elles ne font partie ni du PMO ni de l’équipe projet. Cependant, elles peuvent être affectées par les résultats des projets ou influencer leur réussite. Elles présentent souvent des points de vue uniques et des attentes particulières dont vous devez tenir compte.
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Partie prenante
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Description
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|---|---|
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Clients |
Se préoccupent de la qualité, de la valeur et de la ponctualité des livrables |
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Utilisateurs finaux |
Interagissent directement avec le produit, service ou système élaboré |
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Fournisseurs et vendeurs |
Fournissent des ressources, services ou technologies indispensables à un projet |
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Prestataires et partenaires externes |
Participent directement à l’exécution des projets à titre de collaborateurs externes |
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Organismes de réglementation et agences gouvernementales |
Veillent à la conformité avec les normes juridiques, environnementales et de sécurité |
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Investisseurs non opérationnels |
Se concentrent principalement sur les résultats financiers |
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Communautés locales ou groupes d’intérêt |
Sont affectés par les conséquences sociales ou environnementales provoquées par les livrables des projets |
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Grand public |
Revêt une importance particulière pour les projets à forte visibilité ou d’intérêt public, comme les initiatives civiques ou relatives aux infrastructures |
Avantages de la gestion des parties prenantes d’un projet
Vous savez désormais en quoi consistent l’identification et la gestion des parties prenantes d’un projet. Mais pourquoi votre PMO et vos chefs de projet devraient-ils se donner tant de mal ?
Comme vous allez le voir, une gestion efficace fluidifie la collaboration avec les parties prenantes. Elle vous assure un fort appui de leur part et, en fin de compte, favorise la réussite de vos initiatives. Voici les principaux avantages de la gestion des parties prenantes d’un projet.
- Clarification des attentes et réduction des incompréhensions. La gestion des parties prenantes d’un projet structure la définition et l’alignement des exigences, puis leur examen régulier. Elle limite les surprises de dernière minute et maintient la concentration de vos équipes sur la création de valeur.
- Renforcement des relations et de l’engagement des parties prenantes. Chaque projet a besoin de confiance pour réussir. C’est pourquoi vous devez veiller à ce que les parties prenantes se sentent écoutées et incluses. Vous augmenterez ainsi les chances qu’elles soutiennent votre projet et le défendent activement au sein de votre organisation. À la clé, des approbations plus rapides, un accès facilité aux ressources et un engagement plus fort face aux défis.
- Amélioration de la prise de décision et de la résolution de problème. Les parties prenantes d’un projet vous font bénéficier de différentes perspectives, expériences et expertises. Leur implication favorise un environnement collaboratif dans lequel les décisions tiennent compte de plusieurs points de vue, permet d’identifier les angles morts et aide à anticiper les risques.
- Réduction des risques et résolution plus fluide des conflits. La plupart des risques de vos initiatives proviennent davantage de facteurs humains que technologiques. Mauvaise communication, résistance au changement, priorités divergentes… Autant de risques que le plan de gestion des parties prenantes permet d’anticiper et d’atténuer, réduisant ainsi retards, coûts supplémentaires et besoins de retravail.
- Augmentation du taux de réussite et de la crédibilité à long terme. Une gestion efficace des parties prenantes augmente considérablement les chances d’atteindre les objectifs du projet. Et lorsqu’une PMO excelle systématiquement dans ce domaine, elle renforce sa réputation de fiabilité et devient un moteur de résultats stratégiques.
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Comment élaborer le plan de gestion des parties prenantes d’un projet ? Processus pas à pas
Comme vous pouvez le voir, la gestion des parties prenantes d’un projet présente clairement des avantages. Elle limite les incompréhensions, favorise une collaboration plus étroite et, en fin de compte, augmente le taux de réussite des projets. Mais ces résultats ne s’obtiennent pas du jour au lendemain et exigent plus que de bonnes intentions.
C’est là que le plan de gestion des parties prenantes entre en jeu. Plus qu’une simple formalité, il s’agit d’un guide pratique. Il vous aide à impliquer les parties prenantes tout au long du cycle de vie du projet. Hors de question de l’oublier au fin fond d’un dossier partagé !
Découvrez les étapes à suivre pour élaborer le plan de gestion des parties prenantes d’un projet.
1. Identifier les parties prenantes du projet et établir leur profil
Cette première étape d’apparence simple constitue le socle sur lequel s’appuient toutes les autres. Elle consiste à connaitre les parties prenantes de votre projet.
De nombreux projets subissent des retards ou des échecs parce qu’ils ignorent une voix essentielle dès le départ. Par exemple, celle des utilisateurs finaux, d’un département indirectement affecté par le projet ou d’un organisme de réglementation. Si vous ne les impliquez pas assez tôt, toute votre initiative risque d’en pâtir.
Pour éviter cela, commencez par dresser la liste de toutes les parties prenantes potentielles de votre projet. Ne vous limitez pas aux noms et rôles évidents. Incluez toutes les personnes susceptibles d’être affectées de façon directe ou indirecte.
Pour veiller à n’oublier aucune partie prenante, examinez la charte de projet. Cartographiez les chaines de prise de décision au sein de votre société. Organisez des sessions de remue-méninges au sein du PMO ou des équipes projet.
Une fois les parties prenantes identifiées, vous devez établir leur profil. Il s’agit de rassembler des informations qui orienteront votre manière de les impliquer. Par exemple :
- Quel rôle jouent-elles au sein du projet ou de votre entreprise ?
- De quel niveau d’influence ou pouvoir décisionnel disposent-elles ?
- Quelles sont leurs principales préoccupations ?
- Quel est leur style de communication favori (résumés analytiques, tableaux de bord, points réguliers, présentations…) ?
Conservez ces informations dans le registre des parties prenantes du projet afin de pouvoir y accéder à tout moment.
2. Hiérarchiser les parties prenantes selon leur influence et leurs besoins
Vous ne pouvez ni ne devez gérer toutes les parties prenantes d’un projet de la même manière. Chacune exerce un niveau d’influence différent. Certaines peuvent décider de faire avancer un projet ou de le bloquer. D’autres ont seulement besoin de mises à jour périodiques. C’est pourquoi l’analyse et la hiérarchisation des parties prenantes se révèlent incontournables.
L’outil le plus efficace en la matière est la matrice pouvoir/intérêt. Comme l’indique son nom, cette grille classe les parties prenantes d’un projet selon deux dimensions.
- Le pouvoir représente la capacité à influencer les décisions, les résultats des projets ou l’allocation des ressources.
- L’intérêt correspond au niveau de préoccupation ou d’implication à l’égard du projet.
Après avoir évalué le pouvoir et l’intérêt de chacune, vous pouvez répartir les parties prenantes d’un projet dans quatre groupes.
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Groupe
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Objectif
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Description
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|---|---|---|
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Fort pouvoir, fort intérêt |
À gérer étroitement |
Acteurs clés (promoteurs de projets, dirigeants, clients…) dotés à la fois d’une autorité suffisante et d’une motivation pour influencer le projet |
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Fort pouvoir, faible intérêt |
À satisfaire en permanence |
Incluent les organismes de réglementation et les membres du conseil d’administration. Ne souhaitent pas connaitre tous les détails, mais s’attendent à des mises à jour qui leur inspirent confiance |
|
Faible pouvoir, fort intérêt |
À tenir informées |
Souvent les utilisateurs finaux ou le personnel opérationnel. Se soucient profondément du résultat, mais n’influencent pas les décisions stratégiques |
|
Faible pouvoir, faible intérêt |
À surveiller |
Groupes périphériques ou grand public, qui n’ont besoin que de mises à jour occasionnelles |
3. Élaborer une stratégie ciblée d’implication et de communication
Une fois les parties prenantes identifiées et hiérarchisées, vous devez définir comment les impliquer. Chaque partie prenante doit recevoir des informations pertinentes sous le format adéquat et au moment opportun. Pour vous en assurer, vous avez besoin d’une stratégie de communication qui répond à trois questions clés.
1. Quel est votre objectif ? Vous pouvez en fixer plusieurs : recueillir des retours, ménager les attentes, tenir les parties prenantes informées…
2. Quelle forme prendra cette communication ? Choisissez les canaux les plus adaptés à chaque groupe de parties prenantes. Par exemple :
- des tableaux de bord ou résumés analytiques pour la haute direction,
- des réunions hebdomadaires pour les équipes projet,
- des rapports formels pour les parties prenantes externes.
3. Quand et à quelle fréquence aura lieu cette communication ? Définissez un rythme de communication approprié, qui peut varier d’un groupe à l’autre. Points hebdomadaires, mises à jour lors de l’atteinte de jalons, réunions mensuelles du comité de pilotage…
Veillez aussi à adapter le contenu à chaque partie prenante pour lui fournir exactement les informations dont elle a besoin. Ni plus ni moins.
Parallèlement, donnez aux parties prenantes l’occasion de poser des questions, de soulever des préoccupations et de partager des idées. En plus de renforcer les relations qui vous unissent, vous bénéficierez ainsi de précieux renseignements exploitables. Par exemple, elles vous signaleront des risques qui seraient autrement passés inaperçus.
4. Affecter des responsabilités
La communication avec les parties prenantes ne relève pas de la seule responsabilité du chef de projet. Le PMO et les équipes projet ont eux aussi un rôle à jouer.
Pour définir clairement le rôle de chacun, nous vous recommandons d’utiliser une matrice d’affectation des responsabilités (RACI). Vous aurez ainsi l’assurance que chaque partie prenante comprend son rôle dans l’exécution et la prise de décision.
- La personne responsable est celle qui accomplit le travail ou qui gère la communication.
- La personne qui approuve les décisions répond du résultat final et de sa bonne livraison.
- Certaines personnes doivent être consultées avant toute prise de décision.
- Les personnes à informer doivent être tenues au courant de la progression, même lorsqu’elles n’influencent pas directement le résultat.
En utilisant la matrice d’affectation des responsabilités (RACI), vous préviendrez les incompréhensions et la duplication des efforts. Par ailleurs, vous renforcerez la confiance des parties prenantes, qui verront un projet bien gouverné et des responsabilités clairement définies.
5. Définir des processus de remontée des problèmes et de résolution des conflits
Même des responsabilités clairement définies ne vous mettent pas à l’abri des conflits et problèmes. En effet, les parties prenantes d’un projet peuvent avoir des priorités contradictoires. Des tensions peuvent émerger lorsque leurs attentes ne sont pas alignées.
Pour la plupart, il s’agit de situations inévitables qui exigent une réponse rapide, transparente et constructive. Le plan de gestion des parties prenantes d’un projet doit donc prévoir une procédure de remontée des problèmes. Veillez à ce qu’il réponde aux questions suivantes.
- Quels problèmes peuvent être résolus directement entre les équipes projet et les chefs de projet ?
- Quels problèmes sont à faire remonter s’ils ne sont pas résolus directement, et à qui ?
- Quels conflits persistants ou à fort impact sont à faire remonter au promoteur du projet ou au comité de pilotage ?
Une approche proactive de la gestion des problèmes et des conflits prévient les retards et les dépassements de coûts. Elle renforce la confiance que vous inspirez aux parties prenantes du projet et leur garantit que vous tiendrez compte de leurs préoccupations.
6. Mettre votre plan à exécution et l’adapter en permanence
Enfin, le plan de gestion des parties prenantes d’un projet doit évoluer au même rythme que votre organisation. C’est le seul moyen de garantir qu’il continue à créer de la valeur au fil du temps.
En effet, les parties prenantes d’un projet ne sont pas statiques. Leur influence, leur niveau d’intérêt et même leurs attentes peuvent changer. Voici quelques habitudes à adopter pour en tenir compte.
- Prenez régulièrement le pouls des parties prenantes. Organisez pour cela des points formels, des sondages ou des conversations informelles.
- Examinez et mettez à jour le registre des parties prenantes du projet lorsque nécessaire.
- Ajustez vos stratégies de communication et d’implication lorsque le rôle d’une ou de plusieurs parties prenantes évolue. Par exemple, lorsqu’une personne qui n’avait qu’un faible intérêt pour le projet devient un acteur clé.
- Enregistrez les apprentissages quant aux approches communicationnelles qui fonctionnent et celles qui échouent. Vous disposerez ainsi de renseignements exploitables pour améliorer ce processus en continu.
Cette approche itérative garantit que votre plan ne deviendra jamais obsolète. De plus, elle montre aux parties prenantes du projet que leurs retours façonnent activement votre manière de les gérer. Elle renforce ainsi la confiance et la crédibilité qu’elles vous accordent ainsi que leur engagement envers vos projets.
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Défis courants de la gestion des parties prenantes d’un projet et bonnes pratiques pour les relever
L’élaboration du plan de gestion des parties prenantes d’un projet n’est qu’un début. Pour éprouver votre plan, vous devez l’appliquer au quotidien. En effet, les parties prenantes sont humaines et, de ce fait, imprévisibles. Vous rencontrerez inévitablement des défis tôt au tard. Et ce, même avec le meilleur plan de communication et les processus de gestion des parties prenantes les plus détaillés.
Découvrez les défis les plus courants en matière de gestion des parties prenantes d’un projet et les bonnes pratiques pour les relever.
1. Priorités contradictoires des parties prenantes d’un projet
Les parties prenantes d’un projet ne veulent pas toutes la même chose. Ainsi, un promoteur du projet peut souhaiter accélérer la livraison pour atteindre des objectifs stratégiques. À l’inverse, une responsable de département peut se préoccuper davantage de la disponibilité des ressources.
Ces intérêts en concurrence et ces luttes de pouvoir tendent à provoquer des tensions. Ils risquent alors de gravement compromettre les performances de vos projets. D’où l’importance d’une gestion efficace des parties prenantes.
Comment aborder ce défi ?
- Instaurez des processus structurés de hiérarchisation qui promeuvent la transparence. Utilisez des outils comme les matrices de hiérarchisation ou le cadre MoSCoW pour vous aider à visualiser clairement les priorités.
- Organisez des ateliers qui réunissent les différentes parties prenantes d’un projet. Donnez-leur l’occasion de présenter leur point de vue et de parvenir à des accords ou compromis. S’il subsiste des différends, veillez à ce que tout le monde garde à l’esprit les objectifs stratégiques du projet. Assurez-vous que les décisions servent les intérêts de votre société plutôt que des intérêts personnels. Cela fait partie de votre rôle en tant que chef de projet.
2. Attentes irréalistes ou non ménagées
En gestion de projet, les promesses démesurées constituent la plus grande source de frustration des parties prenantes. Si elles attendent des résultats incompatibles avec le périmètre, le budget ou le calendrier défini, elles seront forcément déçues.
Comment aborder ce défi ?
- Faites preuve de transparence et d’honnêteté dès le début. Définissez des calendriers, budgets et livrables réalistes. Dites clairement ce qui est réalisable et ce qui ne l’est pas. Vous gagnerez ainsi en crédibilité même lorsque vous transmettrez des messages difficiles.
- Partagez des mises à jour régulières sur la progression des projets, avec des indicateurs pertinents, pour ménager des attentes réalistes.
3. Manque d’engagement des parties prenantes d’un projet
Il arrive que certaines parties prenantes doutent de la valeur d’une initiative ou estiment qu’elle menace leurs priorités. Si vous ne remportez pas leur adhésion, elles risquent de vous mettre des bâtons dans les roues. Par exemple, en refusant de collaborer ou de partager des ressources clés.
Comment aborder ce défi ?
- Montrez à chaque partie prenante que le projet lui profite directement, et de quelle façon. Par exemple, expliquez aux responsables de département comment une initiative permettra de réduire la charge de travail de leurs équipes. De la même façon, démontrez aux dirigeants l’alignement d’un projet sur les KPI stratégiques de votre entreprise.
- Impliquez les parties prenantes réfractaires dans la prise de décision. Si elles sentent que vous tenez compte de leur avis, il est plus probable qu’elles passent d’obstacles à alliées.
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4. Résistance au changement
Les projets de transformation déclenchent la plus forte résistance au changement. Ils imposent souvent l’adoption de nouvelles applications, l’instauration de processus ou la modification de méthodes de travail.
Différentes inquiétudes peuvent amener les parties prenantes à s’opposer à ce type d’initiatives, subtilement ou ouvertement. Citons notamment la peur de perdre son emploi, la perturbation des routines quotidiennes ou la perte de contrôle.
Comment aborder ce défi ?
- Identifiez les causes profondes de cette résistance. Il peut notamment s’agir de la peur du licenciement, du manque de compétences ou de l’attachement culturel au statu quo.
- Adaptez votre stratégie en vous appuyant sur la cause sous-jacente. Organisez des formations, des expériences pilotes ou des sessions de questions-réponses pour répondre aux préoccupations des parties prenantes.
5. Silos informationnels
Les informations sont souvent éparpillées entre plusieurs équipes, outils et départements. De ce fait, les parties prenantes d’un projet s’appuient sur des données incohérentes. Cela se traduit par une prise de décision décousue, une duplication des efforts ou encore des pertes d’efficacité.
Comment aborder ce défi ?
- Centralisez toutes les informations relatives à votre gestion des projets et portefeuilles dans une solution PPM comme Triskell.
- Chaque partie prenante pourra y consulter des mises à jour en temps réel, une documentation et des tableaux de bord par projet.
- Vous aurez ainsi l’assurance que la prise de décision repose sur des données fiables et cohérentes.
Comment le logiciel Triskell soutient votre stratégie de gestion des parties prenantes d’un projet
Au fil de sa croissance, votre société est amenée à gérer des projets toujours plus nombreux. Les méthodes traditionnelles (feuilles de calcul, échanges d’e-mails interminables, documentation éparpillée…) deviennent vite intenables. Vous vous retrouvez avec des données désalignées, des rapports incohérents et des communications fragmentées. Même le meilleur plan de gestion des parties prenantes d’un projet perd alors en efficacité et menace vos résultats.
C’est là qu’une solution PPM comme le logiciel Triskell peut faire toute la différence. Passons en revue les possibilités qu’il offre à votre PMO et à vos chefs de projet.
- Créez des rapports et tableaux de bord sur mesure. Concevez différents rapports et tableaux de bord adaptés à chaque groupe de parties prenantes d’un projet. Vues globales pour les dirigeants, KPI précis pour les responsables, rapports relatifs aux jalons pour les clients externes… Triskell vous permet de répondre aux besoins de chaque partie prenante.
- Automatisez les alertes et notifications. Configurez des alertes et rappels relatifs aux jalons cruciaux, aux affectations de tâches, aux approbations ou aux changements.
- Alignez toute votre entreprise sur les objectifs stratégiques. Reliez chaque initiative (projet, programme ou produit) aux objectifs de votre organisation. Vos parties prenantes verront clairement et à tout moment comment chaque initiative se rapporte à la stratégie globale.
- Intégrez toutes les données dans une même interface. Pour éliminer les silos informationnels, Triskell s’intègre à de nombreux outils. Systèmes financiers (ERP), systèmes de gestion de la relation client (CRM), plateformes de collaboration…
Conclusion : la gestion des parties prenantes, clé de la réussite de vos projets
La gestion des parties prenantes d’un projet n’est pas une simple formalité, mais un véritable facteur de réussite. Bien sûr, vos processus, outils et méthodologies ont leur importance. Mais sans la confiance et l’appui des parties prenantes, même les projets les mieux planifiés se heurtent à des difficultés.
Ce qui fait la différence entre l’échec et la réussite de vos projets, c’est votre capacité à impliquer vos ressources humaines. Vous devez les écouter, aligner leurs attentes et les faire passer d’observateurs passifs à défenseurs actifs. C’est pourquoi les meilleurs chefs de projet ne se contentent pas de « gérer » les parties prenantes. Ils nouent avec elles des partenariats qui perdurent au-delà d’un seul projet.
C’est précisément là que le logiciel Triskell vient aider vos PMO et chefs de projet. En plus de centraliser la communication, il leur permet de créer des tableaux de bord sur mesure. Surtout, il leur donne les moyens de relier chaque initiative aux objectifs stratégiques de votre société. Triskell assure ainsi l’alignement et l’engagement permanents des parties prenantes de vos projets.
Arrêtez de courir après des mises à jour et de jongler avec des feuilles de calcul. Concentrez-vous sur ce qui compte vraiment : nouer des relations qui stimulent la réussite de vos projets et portefeuilles.
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Questions fréquentes sur la gestion des parties prenantes d’un projet
What is the difference between stakeholder management and stakeholder engagement?
La gestion des parties prenantes d’un projet désigne un processus structuré. Elle implique d’identifier les parties prenantes, de les analyser et de planifier vos interactions avec elles.
L’implication des parties prenantes d’un projet met l’accent sur l’aspect humain. Elle consiste à nouer des relations de confiance, à encourager le dialogue et à établir de véritables partenariats.
Si toutes deux sont indispensables, c’est l’implication qui transforme vraiment les parties prenantes en défenseurs de vos projets.
Comment gérer les parties prenantes « difficiles » en tant que chef de projet ?
La meilleure approche combine l’empathie et la communication proactive.
Cherchez à comprendre les préoccupations et les motivations des parties prenantes « difficiles » de vos projets.
- Impliquez-les dans la prise de décision.
- Reconnaissez leur contribution aux petites victoires.
- Faites toujours preuve de transparence quant aux contraintes de vos projets.
Il faut souvent faire preuve de patience pour transformer la résistance en collaboration, mais cela s’avère payant à long terme.
Quelle est la pire erreur que commettent les entreprises en matière de gestion des parties prenantes d’un projet ?
La pire erreur consiste à considérer la gestion des parties prenantes d’un projet comme une tâche ponctuelle plutôt qu’un processus continu. En effet, de nombreux PMO se contentent d’identifier les parties prenantes au début d’un projet sans instaurer de dialogue permanent avec elles.
Pourtant, les parties prenantes d’un projet évoluent en permanence. Si leur implication n’évolue pas en même temps qu’elles, vous vous exposez à des incompréhensions et à de la résistance.